1Une des formes de la citadelle au début du XXe siècle. Collection Dan.

Dans le port du Havre, trois grandes cales-sèches sont régulièrement utilisées pour la réparation navale.
Accessibles par le bassin de l’Eure, deux de ces formes possèdent le système habituel de fermeture appelé « bateau-porte ».

2Les formes de L’Eure aujourd’hui, ici avec la drague "Gambe d’Amfard". Photo Dan.

3Un des « bateaux-portes » des formes de l’Eure. Photo Jean-Michel. L

P1010053 ALGUn autre exemple de bateau-porte celui de la forme de radoub numéro 3, donnant sur le bassin de la citadelle. Photo Dan.

A l’inverse des autres formes, la  VI (1), est dotée d’une porte de conception nouvelle. Ce dispositif dit « à clapet », est un peu différent des autres systèmes. En voici le fonctionnement.
La porte est immergée devant la forme de radoub au fond du bassin de l'Eure. Dans cette position les bateaux peuvent entrer ou sortir sans difficulté. Un fois le navire en cale-sèche, la porte est relevée petit à petit au moyen d'un câble. En bout de course la porte se positionne sur le cadre adapté à l’entrée de la cale sèche. Et tout comme pour les bateaux-portes, la pression exercée sur le clapet par l’eau du bassin, assure son étanchéité.

4Quatre stades de la remontée de la porte. Photo Jean-Michel. L.

L’effort de tension sur le câble est contrôlé à l’aide d’appareils de mesure que l’homme à la manœuvre visualise à tout moment, il peut ainsi arrêter celle-ci en cas d’anomalie.

5Les instruments de contrôle de la traction sur le câble. Photo Jean-Michel. L

Cette nouvelle technologie est plus simple et rapide à mettre en œuvre. De plus elle a été mise en service pour la première fois au Havre en 2008.

6La porte à clapet en place. Ici la forme de radoub est dans sa phase de remplissage avec l’eau arrivant par l'aqueduc contenu dans le bajoyer. Photo Jean-Michel. L

Mes remerciements à Jean-Michel. L pour ses photos et renseignements, sans lesquels cet article n’aurait pu être écrit.

(1) Cale-sèche creusée en 1890.

 

Nos colonnes étant ouvertes à tous ceux désirant compléter un article, Jean-Michel L. profite de l’occasion pour nous raconter par l’image, la pose d’une nouvelle porte amovible dans les cales sèches de l’Eure. Nous lui laissons la parole et remerciant Jean-Michel pour son travail.

Le 26 Septembre de cette année 2017, comme un cadeau pour les 500 ans, un clapet flambant neuf a été posé à l'entrée de la forme 5. Le bateau porte attend pour son dernier "voyage".

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Le bateau porte, photo Collection JML.

1510813562-dsc05656-copie ALGLe ponton grue se présente face au chantier. Collection JML.

 1510813645-dsc05658-copie ALGLa feuillure de porte en attente sur son ponton. Collection JML.

 

1510813788-dsc05667-copie ALGLa pose de la feuillure, ça passe au centimètre près ! (Notez la taille du palonnier de levage…). Collection JML.

1510813840-dsc05696-copie ALGVue depuis le bassin de l’Eure. Collection JML.

 

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Placement de la porte dans les glissières. Cette face ne reverra l'air libre que dans 10 ans, pour son premier carénage. Collection JML.

 

1510814172-dsc05713-copie ALGLa même opération vue sous un autre angle. Collection JML.

 

1510814219-dsc05714-copie ALGIl n’y a plus qu'à descendre bien droit. Collection JML.

   Il ne restait alors qu'à poser les câbles de remontée et les modules de contrôle.
A ce jour (16/11/2017) les premiers essais de manœuvre sont fait et tout semble bien se passer
Bonne journée les lecteurs à tous les lecteurs

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