William Cargill est né le 15 septembre 1864 au Havre et décédé le 2 septembre 1945 à Saint Germain l’Aiguiller.
William Cargill (5) ALGIl a construit plusieurs édifices dans notre cité. Cet article n’a pas la prétention de les présenter tous, mais d’en extraire deux, toujours visibles de nos jours.
Parmi ses œuvres, la plus célèbre peut-être, est l’immeuble à l’angle du boulevard de Strasbourg et de la rue Jean-Baptiste Eyriès.                                          (ci-contre, William Cargill)                                                                                                                      2Le « fort Chabrol » (point rouge) au début du XXe siècle. Collection Dan.

L'appellation « fort Chabrol » n’a pas de véritable fondement historique, mais tout le monde s’accorde à dire que c’est dû à l’absence d’entrée boulevard de Strasbourg, à l’époque de sa construction. Ce nom fait référence à l’affaire Jules Guérin qui, avec une poignée de fidèles, tinrent un siège dans l’immeuble de la rue Chabrol à Paris.
Le commanditaire de l'immeuble était Alexandre Boucher, directeur des usines métallurgiques Franco-russes à Saint-Pétersbourg, d’où les sculptures ornant la façade côté rue JB. Eyriès. Elles représentent le blason de l’empire russe avec l’aigle bicéphale, accompagné de la Salamandre, emblème du Havre. (1)

les deux emblèmes ALG (2)A gauche : le blason de l’empire russe. A droite :  celui du Havre. Façade rue Jean-Baptiste Eyriès. Photo Dan.

4Le cartouche avec le nom du commanditaire : A. Boucher. Photo dan.

On pense généralement que cet immeuble n’a pas été touché par les bombardements du fait qu’il est resté intact  en apparence. Mais il fut atteint dans ses combles et cour intérieur, sans conséquence pour ses façades en pierre, d’où cette impression d’être inaltéré. (1)

5Le « fort Chabrol » en 1947 lors d’un défilé devant le palais de justice. Collection Dan.

6Comparaison des trois états qu’a connu ce bâtiment.
A gauche : peu après sa construction, remarquez la fenêtre mansardée dans la toiture à l’angle du bâtiment.
Au centre : les deux derniers niveaux ont disparu, la toiture provisoire s’arrête juste au-dessus du dernier oriel (2) avec ses arcades voutées. Au-dessus, seule la rambarde arrondie est restée en place.  
A droite : l’état actuel, la fenêtre mansardée n’a pas été refaite. Admirez le travail des maçons et couvreurs qui on refait à l’identique les parties détruites. La ligne rouge symbolise le même niveau aux trois époques. Photo montage Dan.

7Le « fort Chabrol » aujourd’hui après son nettoyage effectué en 2016. Photo dan.

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 La salle des fêtes de Graville est une œuvre de Cargill dont il a établi les plans. Seule la partie du projet partiellement achevée a été inaugurée en 1912. L’édifice ne sera terminé qu’en 1929 avec des modifications apportées au projet initial, comme l’aile ouest visible sur la photo actuelle.

8La salle des fêtes de Graville peu après son inauguration (1912). Collection Dan.

9La même salle aujourd’hui avec les transformations effectuées en 1929. Photo Dan.

Plan de situation ALGLe plan de situation.  (1) Le 131 du boulevard de Strasbourg (Fort Chabrol) . (2) La salle des fêtes de Graville.

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(1)       Source Gérard Regnier : professeur d’histoire, chef d’établissement et docteur en histoire Paris1-Panthéon Sorbonne.

(2)       L’oriel est une fenêtre en baie, ou arquée, avec une avancée en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux d’une façade.

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