Au XIXème siècle, avant la démolition des remparts, la ville est essentiellement piétonne. On y dénombre 121 chevaux de selle, et 197 chevaux de trait pour 9000 habitants environ. L’expansion de la ville, après la suppression des fortifications, aura pour conséquence l’allongement des distances pour aller d’un point à un autre de la cité. C’est l’époque de la construction du nouvel Hôtel de Ville, de l’actuel Palais de Justice, de la sous-Préfecture, de la gare de chemin de fer etc.

rue (ou impasse) du Canon (MF) RTC ALGUn cabriolet devant le 5 de la rue du Canon. Rebaptisée André Caplet en 1926, aujourd’hui c’est l’entrée nord du centre Coty. Collection Michel Fouquet.

La ligne de chemin de fer Paris-le Havre inaugurée en 1847 contribue au besoin de transport des particuliers partant dans la capitale ou arrivant au Havre. Ce besoin est assuré par les fiacres ou le tramway hippomobile inauguré en 1874.

Tramway Hypomobile (MF) RTC ALGUn tramway hippomobile rue de Paris. A droite la place Gambetta. Collection Michel Fouquet.

Les militaires, en dehors de la cavalerie bien sûr, utilisent pleinement les chevaux comme force de travail ainsi qu'en témoigne cette photographie ancienne.

Tourneville fort recto (MF) ALGUn attelage au fort de Tourneville. Collection Michel Fouquet.

Le déplacement des charges lourdes était assuré par ces braves canassons qui ne rechignaient pas à la tâche. Un exemple : celui du déplacement des statues de Casimir Delavigne et Bernardin de Saint-Pierre en 1893. Elles seront replacées place de la mâture, autrement dit place Gambetta, aujourd’hui place Charles De Gaulle.

Statue Casimir ALGUn des premiers déplacements qu’effectueront ces deux statues, ici devant la musée bibliothèque en 1893, à destination de la place de la mâture. Collection Michel Fouquet.

On le constate, les chevaux participent à l’essor économique du Havre jusqu’à l’avènement des véhicules à moteur. Cependant ils ne s’effaceront complétement de la vie Havraise qu’après la seconde guerre mondiale.
Qui dit chevaux dit maréchal ferrant-charron. Parmi ces derniers Marcel Lesueur, il exerce son art au 3 de la rue Kleber dans une maréchalerie-charronnerie fondée en 1865.
Cette maréchalerie fermera ses portes en 1950. Malgré sa disparition on peut encore voir de nos jours l’immeuble et l’entrée de l’atelier où il accomplissait son travail.

Mr Lesueur au centre ALG
Au centre, en chandail clair, Marcel Lesueur. Photo presse havraise collection Dan.

 

La maréchalerie au 3 rue Kleber. collection P. Alinand.

 

Un chariot plat face à l’atelier de Lesueur. Derrière l’homme à gauche la boutique « Banque privée » n’existe plus, seul le bâtiment de couleur claire est visible de nos jours. A droite le cours de la République. Collection P. Alinand.

 

Plan de situationLe 3 de la rue Kleber, (carré rouge), dans le Havre.

Havrais-Dire ne paraîtra pas dimanche prochain 12 mai, je vous retrouve le dimanche 19 mai. D’ici là bonne quinzaine à toutes et à tous.

Sources :
Archives Municipales du Havre.
Charles Vesques. Histoire des rues du Havre.
Jean Legoy : le peuple du Havre et son histoire édition Ville du Havre 1982.
La presse Havraise.

Remerciements :
Collection Michel Fouquet.
Collection Pascal Alinand.

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Quant à Goé ce n’est pas un mauvais cheval, tant qu’il ne monte pas sur ses grands chevaux…

 

GOE_HAVRAIS-DIRE_50A_rue_Kleber

 

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