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HAVRAIS-DIRE Le blog de Dan et ses amis.
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HAVRAIS-DIRE Le blog de Dan et ses amis.
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1 mars 2026

Journal d’un jeune Havrais sous l’occupation 1939-1945

Si les archives et les travaux des historiens sont essentiels pour comprendre la Deuxième Guerre mondiale, les récits de ceux qui l’ont vécue nous permettent d’en saisir toute la dimension humaine.

Parmi ces témoignages, celui de Marcel Letertre. Il a laissé à sa famille une centaine de pages
manuscrites où il raconte la guerre - sa guerre.

Une archive précieuse, sensible et authentique, qui plonge le lecteur au cœur de la vie de cette époque.

Voici un extrait du livre où Marcel Letertre évoque la distribution des masques à gaz :

Nous avons été invités, par ordre alphabétique, à nous rendre à la caserne des pompiers où des masques à gaz nous ont été remis. Nous recevons l’ordre de ne jamais nous en séparer. Les
attaques aux gaz sont redoutées par les civils et les militaires. Le souvenir de leurs effets pendant la Première Guerre mondiale est encore dans toutes les mémoires.

Dans l’extrait suivant Marcel Letertre aborde les abris antiaériens :

Des tranchées-abris sont creusées dans tous les quartiers de la ville, sur les places publiques, dans les jardins publics ou privés. Le recensement des caves dans lesquelles des abris pourraient être aménagés est en cours.
Des tranchées en zigzag sont creusées place Saint-Vincent, puis dans le Square Jean Jaurès. Mauvaise surprise pour les terrassiers, qui tombent sur des cercueils en assez bon état, ce qui
complique leur travail.
Sous les belles pelouses, il y avait autrefois le cimetière Saint-Roch, remplacé par un jardin public en 1854. Les passants s’indignent devant ce qu’ils appellent des violations de sépultures.

Marcel évoque tous les aspects de sa vie pendant cette période troublée, et bien sur les
bombardement de 1944, d’ailleurs voici un extrait du livre les évoquant :

Nous descendons en courant les deux étages, mais arrivés dans l’allée, nous nous rendons compte qu’il est trop tard. Déjà, les bombes dégringolent sur la ville. Les canons de DCA de la ville et du port tirent à pleine cadence dans un vacarme indescriptible. Les éclats d’obus tombent en pluie
autour de nous. Nous retournons dans le couloir et nous attendons. Le bombardement semble
vouloir durer, c’est un véritable déluge dont les sifflements sont insupportables.

Ces avions ne laisseront derrière eux qu’un champ de ruines, et les Havrais mettront des années à s’en relever.

Vous voulez découvrir cette histoire dans son intégralité ?
Vivez les événements marquants de son époque à travers le regard d’un adolescent.
Sa fille, Agnès, en a confié le témoignage à un éditeur, offrant au lecteur une expérience unique et bouleversante.
Un voyage au cœur de l’Histoire, raconté avec authenticité et émotion. 

Remerciements :
Agnès Letertre.
Éric Hauchecorne de l’association « Mémoire et Patrimoine »
François Pivert.
Les Édition Minimonde76.

Commentaires
E
Vous avez raison de ne pas parler politique, ça amène des disputes quelquefois. Bon week end.
Répondre
H
Bonsoir Élisabeth,<br /> Tout à fait, j’ai des amis dans les deux bords, je les aurais sans doute vexés si j’avais donné mon propre choix, ici sur ce blog il n’y a qu’un seul prétendant : LE HAVRE.<br /> Alors, pour éviter une révolution amicale, je laisse LE HAVRE prendre la première place... <br />
E
J'espère qu'Edouard Philippe va être réélu au Havre.... Bonne fin de journée.
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H
Bonjour Élisabeth,<br /> Seules les urnes peuvent répondre à cette question. Le deuxième tour s’annonce serré, mais Havrais-Dire voulant rester neutre, je ne me hasarderai pas à faire un pronostic. Alors, comme on dit couramment : « que le meilleur gagne ».<br /> Bonne journée, Élisabeth.
O
Je range des negatifs, j'ai 75 ans. Mon grand père paternelle etait ingenieur chimiste à la compagnie générale des extraits tinctoriaux et tannants...ce que je vois ecrit au dos d'une petite photo, posant dans son laboratoire. Mon père, georges aussi etait ingenieur chimiste. Né au havre, il a vécu les bombardements, raconté la catastrophe de l'abri, les promenades au port. Je vois qu'il existe un livre sur cette periode ecrit par un jeune homme de l'epoque. Papa est né en 1921...j'espère vraiment pouvoir le trouver
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H
Bonjour Monsieur Parsy,<br /> Si vous habitez au Havre, vous trouverez ce livre à la librairie « La Galerne », 148 rue Victor-Hugo. Sinon, vous pouvez le commander directement auprès de l’éditeur à cette adresse :<br /> http://www.editions-minimonde76.com/<br /> Marcel Le Tertre a eu le réflexe d’écrire sur cette période au moment des faits, ce qui en fait un document précieux.<br /> J’espère que vous pourrez lire ce livre bientôt.<br /> Bonne fin de semaine, Monsieur Parsy.
E
Ah : ce " témoignage de MarceL Letertre ", sur 1935/1945 , et sur la distribution des masques à gaz ,+ la trachée_abri Boulevard Albert 1er ( ...là ou j'ai habité bien plus tard...) , rappel des choses que mes parents, décédés bien sûr , avaient bien connu ! Encore MERCI ,cher Dan et bonne nuit ++ et on vous embrasse , toi, ta gentille épouse , et ta famille . E.C.
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H
Tous les Havrais étaient concernés par cette distribution de masques à gaz. Dans ce témoignage, j’ai appris qu’ils étaient distribués selon l’ordre alphabétique, ce qui était très judicieux : cela permettait d’éviter de longues files d’attente.<br /> Quant à tes parents, c’est une réalité que nous partageons, nous qui appartenons à cette génération dont les parents ont connu la guerre.<br /> Je te souhaite, ainsi qu’à Odile, une très belle fin de soirée.
G
Salut Dan, un article très original complètant tes excellents billets sur les aspects changeants de la ville. Après les Pierres, tu fais parler les humains. Je suppose qu'on peut le trouver à la Galerne ?
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H
Bonjour Goé,<br /> Tu sais que mon blog est ouvert à ceux qui ont des choses intéressantes à dire sur l’histoire du Havre, alors pourquoi pas ce témoignage ?<br /> J’attends d’ailleurs un autre article qu’un ami doit me faire… suivez mon regard. 😉<br /> Oui, ce livre est disponible à la Galerne ; sinon, je n’aurais pas fait un billet si cela n’avait pas été le cas.<br /> Alors bonne lecture et à bientôt, Goé.
G
Bonjour Dan,<br /> Témoignage précieux de ce monsieur que je ne connaissais pas. Ma mère a également écrit pendant la guerre. Elle a fait le récit de son exode en 40 et ce récit a été complété plus tard par mon oncle. Mais ce ne sont que quelques pages qui ne peuvent faire l'objet d'un livre. Si ça t'intéresse...<br /> Bon dimanche.
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H
Bonjour Gérard,<br /> Si je peux contribuer à faire connaître cette période grâce à ceux qui l’ont vécue et l’ont consignée, cela m’intéresse vraiment. Et si tu as des photos pour illustrer ce témoignage, ce serait encore mieux !<br /> Mon blog se veut fédérateur, et ce que tu me proposes correspond parfaitement à cet esprit.<br /> Alors à bientôt Gérard..
A
Bonjour Dan,<br /> <br /> J'ai entendu parler de ce livre dans le journal je crois.<br /> <br /> Cette guerre n'est pas si loin puisque mes parents l'ont connue mais elle me semblait d'un autre monde,<br /> et puis tout ce qui se passe actuellement nous prouve que cela peut recommencer...<br /> <br /> Cette jeunesse et cette ville du Havre sacrifiées laissent un goût amer aux anciens Havrais<br /> et c'est pour cela que nous sommes nostalgiques de l'ancienne ville et à la recherche des vieilles cartes postales <br /> qui nous parlent d'un passé révolu.<br /> <br /> Je pense que je vais me procurer ce livre.<br /> <br /> Bon dimanche Dan et à bientôt.
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H
Bonjour Agnès,<br /> Avec les « Trente Glorieuses » que nous avons connues, on aurait pu croire que la guerre s’éloignerait définitivement de nos sociétés. Mais malheureusement, la réalité montre que la guerre continue de sévir dans de nombreuses régions du monde.<br /> La génération de nos parents ne s’est jamais vraiment remise de ce conflit, et la plupart du temps, elle préférait n’en parler que très peu. C’est pourquoi ce livre est si précieux, Marcel Letertre a consigné avec soin ses souvenirs, laissant ainsi aux générations futures un témoignage authentique qu’il n’avait jamais divulgué de son vivant.<br /> Bonne journée, Agnès.<br />
E
Les abris sont indispensables pour les populations, en cas de guerre. Il a donc été urgent de les creuser, coûte que coûte. Les masques à gaz indispensables également. Merci pour ce récit, pour ne pas oublier que la guerre est impitoyable. En ce moment, en Ukraine, nous avons les témoignages et les infos mois après mois. Et maintenant en Iran... bon dimanche à tous.
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H
Bonjour Élisabeth,<br /> À l’époque, le gouvernement craignait que la population souffre de la guerre, celle-ci pouvant atteindre même notre rue. Par précaution, des abris ont été construits et des masques à gaz distribués.<br /> Quant à la guerre elle-même, c’est triste à dire, mais depuis que l’homme existe sur cette planète, il n’y a guère eu de période où il ne se soit pas entretué. Le monde est hélas ainsi fait, et les leçons de l’histoire semblent souvent avoir peu d’effet.<br /> Mais malgré tout cela, je vous souhaite de passer un excellent dimanche, Élisabeth.<br />
L
mon frère portait les masques à gaz, mon père portait ma soeur et ma mère était complètement chamboulée et incapable de faire quoi que ce soit, après que leur maison ait été bombardée, mon père en parlait toujours car ils avaient aussi pris refuge dans le tunnel Jenner, de si triste mémoire, (je n'étais pas née), mon père m'a beaucoup parlé et je me souviens bien de ses récits, des couvertures bleues de survie qu'on leur avait distribué, etc etc.. période plus que difficile et cruelle pour beaucoup. Bonnes fêtes à toutes les grands-mères,
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H
Bonjour Mireille,<br /> Votre commentaire montre bien qu’il est important de diffuser le plus largement possible les témoignages de ceux qui ont vécu cette période.<br /> J’aurais bien voulu que mes parents écrivent leur vie pendant la guerre, car j’ai retrouvé dans le récit de Marcel Letertre des faits que vos parents, comme les miens, ont vécus.<br /> Bon dimanche, Mireille, ainsi qu’à toutes les grands-mères.
L
Ressentir l'événement à travers la parole de ceux qui l'ont vécu. Connaître la vie d'un lieu par le biais du témoignage humain. C'est tout simplement animer la carte postale , la photographie. C'est aussi éviter d'interpréter de manière peut-être erronée, une situation. Quand on a la possibilité de mêler les deux aspects de l'Histoire, il ne faut pas s'en priver. "Le poids des mots, le choc des photos"...... Bon dimanche Daniel et merci pour ce témoignage.
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H
Bonjour Françoise,<br /> À travers de tels témoignages, on se rend compte qu’un même fait peut-être raconté de différentes manières, par exemple en ce qui concerne les bombardements de 1944. Mais lorsqu’on les lit tous, on réalise que ce ne sont pas tant les faits eux-mêmes qui diffèrent que la manière de les raconter.<br /> Bon dimanche, Françoise.<br />
C
Merci pour la publication d'extraits de ce témoignage.<br /> Une idée de lecture...<br /> Bon dimanche. C&B
Répondre
H
Bonjour Christine et Bernard,<br /> De rien ! Quand je peux faire découvrir l’histoire du Havre à travers des récits de qualité, je n’hésite pas. Bonne journée et bonne lecture.