Le Val Soleil l’église Jeanne d’Arc et la ferme du Vornier – Cinquième partie
Dans l’article précédent, nous avons vu que le terrain acquis par l’abbé Laugier, rue Bayonvilliers, devait initialement accueillir la future église. Mais dans l’après-guerre, la Ville du Havre envisageait d’y construire un immeuble, dans un contexte de reconstruction.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_8c21c7_petit-interlligne.jpg)
Les négociations reprirent entre la paroisse et la municipalité de 1950 à 1956 et aboutirent finalement à un compromis. Une nouvelle parcelle fut attribuée à l’église. De forme comparable à la précédente, elle s’en distinguait toutefois par son orientation et sa superficie. Le plan ci-dessous permet d’illustrer cet échange : la zone en rose correspond à la parcelle actuelle, avec l’église en blanc, tandis que la zone jaune représente l’ancienne parcelle initialement prévue pour le projet de l’architecte Nasousky.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_c101b8_emplacement-jda-002-alg.jpg)
Mais il manquait encore l’essentiel à la construction de cette nouvelle église : les moyens financiers.
Les paroissiens, aux côtés de l’abbé Laugier, se mobilisèrent alors pour réunir les fonds nécessaires. Parmi eux, un groupe se forma afin d’organiser cette action. Il était composé de MM. Bultel, R. Rion, R. Fuss, P. Tollemer, J. Blondel et Marette.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_0525ce_les-batisseurs-alg.jpg)
Ce groupe prit le nom de « Comité des Bâtisseurs ». Il multiplia les initiatives pour collecter des fonds, notamment par la vente de timbres consacrés à l’église et à la vie de Jeanne d’Arc.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_2415b8_carnet-vignettes-alg.jpg)
En 1960, l’abbé Laugier prit une retraite bien méritée. Il avait alors 78 ans. L’abbé Charles Bellanger lui succéda et prit en charge la poursuite du projet de la nouvelle église.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_df7138_charles-bellanger-alg-2.jpg)
En dépit des démarches de financement entreprises, la vie paroissiale demeurait particulièrement active. Elle connut même un véritable essor, porté par l’augmentation de la population du quartier liée à la construction des HLM du groupe « Fort de Tourneville ».
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_179f97_petit-interlligne.jpg)
Dans ce contexte de croissance, le manque de place autour de l’église de la rue Bossière devint rapidement problématique. Pour y remédier, un baraquement fut édifié sur le terrain de la future église, rue Bayonvilliers. Il accueillait une salle de catéchisme ainsi qu’une bibliothèque ouverte à tous.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_40a985_la-bibliotheque-alg-2.jpg)
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_ce8a13_tourneville-place-30-04-2026-alg.jpg)
Par ailleurs, afin de répondre à l’affluence des fidèles, six messes étaient organisées chaque dimanche à l’église de la rue Bossière. Lors de certaines célébrations, les paroissiens devaient même rester debout. Ces offices contribuèrent également à la collecte de fonds destinés à la future construction.
/image%2F1239008%2F20260503%2Fob_8aaa93_jeanne-d-arc-bossiere-alg.jpg)
Le parrainage de l’église fut assuré par les paroisses Notre-Dame et Saint-Joseph du Havre, celle de Sainte-Adresse, ainsi que par les doyennés de Cany et de Criquetot-l’Esneval.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_60db70_petit-interlligne.jpg)
De son côté, la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc recourut à un premier emprunt diocésain de 10 millions de francs de l’époque, soit environ 18 250 000 euros. L’ensemble des démarches et la coordination entre les différentes instances furent assurés par le « Comité des Bâtisseurs ».
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_66f2c9_petit-interlligne.jpg)
Les projets de René Déchenaud
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_5b4da3_r-dechenanud-alg.jpg)
En 1962 René Dechenaud présente son projet aux paroissiens lors d’une fête de la charité organisées à l’intention de la réalisation de la future église.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_2ca5ae_petit-interlligne.jpg)
La principale caractéristique de ces projets résidait dans la sobriété de son architecture, qui évitait toute grandiloquence inadaptée à l’époque et au lieu. L’aménagement intérieur s’inscrivait également dans cette même recherche de simplicité.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_35111a_maquette-dechenaud-alg.jpg)
Le projet final différait légèrement, mais son esprit essentiel fut préservé, voire enrichi. Les travaux de terrassement commencèrent en février 1962 à l’aide d’une pelleteuse, préparant le terrain pour les étapes suivantes.
/image%2F1239008%2F20260430%2Fob_db6678_1er-travaux-alg-1.jpg)
Pose de la première pierre
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_bc4027_petit-interlligne.jpg)
Une fois les travaux de préparation achevés, la cérémonie de pose de la première pierre se tint sur le chantier le lundi 23 septembre 1963. Elle rassembla édiles, autorités ecclésiastiques et paroissiens, en ce lieu où se cristallisaient les espoirs et les aspirations de tous les acteurs du projet.
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_2cd3cf_photo-15-alg-3.jpg)
L’abbé Charles Bellanger prit la parole pour ouvrir la cérémonie. Il évoqua le travail réalisé par le "Comité des Bâtisseurs" de Sainte Jeanne d’Arc. Il rappela que les difficultés pour parvenir au but n’étaient pas encore terminées, mais que le chemin était désormais tracé, et conclut par ces paroles : « Ce quartier neuf doit trouver son âme, c’est-à-dire son église.
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_d718ff_photo-16-alg.jpg)
Monseigneur Pailler procéda ensuite à la bénédiction de la première pierre, sur laquelle est inscrit : « TÉMOIN DE CHARITÉ FRATERNELLE ET DE FOI ARDENTE, J’ATTENDS L’ÉGLISE DE DEMAIN ». Cette première pierre fut offerte par l’abbé Gautier, curé de Goussainville.
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_841024_photo-17-alg.jpg)
La cérémonie se poursuivit par un rite moins courant que la pose de la première pierre, la bénédiction d’une croix indiquant l’emplacement du futur autel.
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_afe648_benediction-croix-alg.jpg)
La pose de la première pierre eut lieu le 23 septembre 1963, l’église sera bénite en 1965, comme nous le découvrirons dans le prochain article.
/image%2F1239008%2F20260501%2Fob_83ae0b_petit-interlligne.jpg)
Sources :
Archives de la communauté Sainte-Jeanne d’Arc Le Havre et Jean Rion
Les journaliste du Havre-Libre et Havre Presse : Pierre Lion - Philippe Leray – Pierre Montigny
Remerciements :
Éric Bouin pour sa précieuse contribution à l’élaboration de ces articles.
Olivier et Pascal Dechenaud.
Relecture : Catherine Dubois.
/image%2F1239008%2F20240319%2Fob_ad8862_plan-localisation-300.jpg)