Le Val Soleil l’église Jeanne d’Arc et la ferme du Vornier – Quatrième partie
Nous avons vu, dans la première partie consacrée au quartier du Val Soleil au Havre, que son église était devenue trop exiguë face à une population paroissiale en constante augmentation.
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L’abbé Laugier avait pourtant tenté d’y remédier en agrandissant l’édifice existant.
Mais très vite, cela ne suffit plus. Il lui fallut envisager une solution plus radicale : construire une nouvelle église, plus vaste, capable de répondre aux besoins du quartier.
Pour mener à bien ce projet ambitieux, il réussit à réunir une somme impressionnante pour l’époque, près d’un million de francs.
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Comprenant que le terrain rue Bossière ne suffirait pas il fit la recherche d’un site plus vaste destiné à accueillir son projet.
Un terrain lui convenait, c’était celui du glacis du fort de Tourneville sur lequel il n’y avait aucune construction et mieux placé pour cette nouvelle église.
Ci -dessous le terrain convoité par l’abbé Laugier ici en 1947.
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1 = Le fort de Tourneville
2 = carrefour des rues de Cronstadt à droite, et Bayonvillers à gauche.
3 = place Tourneville
La zone verte représente les jardins ouvriers situés le long de la rue Bayonvillers, là où sera construite la future église.
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Pour acquérir ce terrain, il engagea alors des négociations avec la municipalité du Havre, en
particulier avec son maire, Léon Meyer.
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Ce n’est qu’au bout de trois ans de négociations que le terrain fut acquis. Situé à proximité du fort de Tourneville, ce terrain militaire était en principe non constructible d’après les règlements en
vigueur.
Une fois le terrain acquis, il fallait un architecte pour construire l’église. Laugier choisit Nasousky, auteur de plusieurs églises au Havre, dont Sainte-Cécile, Saint Léon, Notre-Dame de Bonsecours, ainsi que la façade et le clocher de Sainte-Anne.
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La vie et l’œuvre de cet architecte sont présentées ici
Nasousky se mit rapidement au travail et proposa plusieurs projets. Deux d’entre eux, datés respectivement de 1935 et de 1939, témoignent de l’ampleur de ses ambitions.
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Les volumes intérieurs, vastes et parfois presque démesurés, traduisent une volonté de créer un édifice monumental, tout en conservant une certaine élégance architecturale.
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Certains projets sont tracés sur le plan du glacis du fort de Tourneville et laissent entrevoir un
édifice où s’exprime l’ambition, apparemment sans limite, de Nasousky.
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Nasousky donnant libre cours à son imagination un autre projet montrait bien la
fertilité de cet architecte avec un projet particulièrement ambitieux, dont le résultat est présenté ci-dessous.
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Mais la guerre ralentit tous les projets et la mort d’Alfred Nasousky, en 1943, remit tout en question. Le conflit se poursuivit ainsi, sans que l'abbé Laugier puisse concrétiser son projet de nouvelle église
L’après-guerre : espoirs et obstacles
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La paix revenue, l’abbé Laugier fait appel à un nouvel architecte, Henri Colboc, afin de concevoir ce lieu de culte. Celui-ci présenta un projet qui s’avéra toutefois trop coûteux pour les finances de la paroisse.
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De plus, le terrain acquis auprès de la ville avant la guerre fut remis en question lorsque la
municipalité du Havre envisagea d’y construire de nouveaux immeubles ceux du futur « Groupe fort de Tourneville ».
Nous verrons dans le prochain article comment on put trouver un compromis.
Sources :
Archives Sainte-Jeanne d’Arc Le Havre.
Remerciements :
Éric Bouin.
Relecture : Catherine Dubois
Prochain article : l’histoire de l’actuelle église Sainte-Jeanne-d’Arc.
Merci de votre visite
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