Le Val Soleil l’église Jeanne d’Arc et la ferme du Vornier. Première partie.
Ce titre pourrait laisser croire qu’il s’agit de trois sujets distincts ; pourtant, ils sont intimement liés. Voici comment :
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Naissance d’un quartier
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L’expansion urbaine se traduit par une occupation progressive et partielle de sols agricoles ou
naturels. Au Havre, ce phénomène se développe sur des terrains composés d’herbages et de
marais. En périphérie, la commune de Sanvic a suivi un schéma similaire, sur des terres
principalement agricoles. Avant 1852, cette agglomération s’étendait jusqu’à la mer, comme le révèle le plan ci-dessous.
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À Sanvic, parmi les terres agricoles, se trouvait le domaine du Vornier, un clos-masure* situé au
milieu des champs.
Le point rouge sur la carte ci-dessus indique l’emplacement de ce domaine. La carte suivante
présente ce domaine de manière plus détaillée.
* corps de ferme entouré par des alignements d'arbres plantés sur talus.
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Le domaine du Vornier à Sanvic
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Nous reviendrons plus loin sur le clos-masure du Vornier. Intéressons-nous maintenant à la manière dont les terrains environnants furent progressivement construits.
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Le développement urbain (1910 - 1931)
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L'urbanisation du secteur s'est faite par vagues successives, transformant les terres agricoles et les clos-masures en zones résidentielles. En 1909, F. Tamarité lance la mise en vente des terrains du Val Soleil.
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Au fil du temps, la vente des terrains attire une nouvelle population au Val Soleil. À cette époque, l’existence d’un lieu de culte constituait un élément essentiel de tout quartier ; les habitants de ce nouveau lotissement devaient donc se rendre à l’église Saint-Denis de Sanvic, située à environ deux kilomètres.
(Cliquez sur la photo pour voir l’église aujourd’hui)
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Face à cette situation, il fallut créer un lieu de culte provisoire dans l’attente de l’édification d’une véritable église. Il restait alors à savoir où et comment implanter ce nouvel édifice.
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La chapelle provisoire
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En 1909, M. Guillard, animateur d’œuvres sociales puis conseiller général, réserve, rue Bossière, un terrain de 1 600 m² situé dans le quartier du Val-Soleil, afin d’y établir un lieu de culte rattaché à l’église de Sanvic.
Faute de moyens suffisants pour entreprendre une construction traditionnelle, une solution
provisoire est envisagée. À cette époque, un stand de tir implanté à Sainte-Adresse est démonté et ses éléments sont proposés à la vente.
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Les éléments (poutres, briques, etc.) sont récupérés et réutilisés pour édifier une chapelle dite « de secours », rue Bossière, laquelle, desservie par le clergé de Saint-Denis, permet d’accueillir les
fidèles dans des conditions convenables.
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De la chapelle à la paroisse Sainte Jeanne-d’Arc
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À l’origine, cette chapelle n’était pas érigée en paroisse, c’est-à-dire qu’elle ne disposait pas d’un territoire proprement délimité. Or, chaque église se voit attribuer un secteur précis afin d’assurer une répartition des fidèles adaptée à la capacité de l’édifice et aux ressources de son clergé.
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Sur les instances de M. le chanoine Boitlaye, le cardinal Dubois, archevêque de Rouen, décide la création d’une nouvelle paroisse, dont il confie la fondation à M. l’abbé Laugier, curé de Bosc-Hyons. Celui-ci est installé le 18 septembre 1920.
La chapelle, dédiée à Jeanne d’Arc — canonisée la même année par le pape Benoît XV — devient alors l’église de la nouvelle paroisse Sainte Jeanne-d’Arc.
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Trois ans plus tard, avec la construction des immeubles du « Parc d’Or », le nombre de paroissiens augmente. L’abbé Laugier entreprend alors d’agrandir l’église, ajoutant un clocher et prolongeant le bâtiment, afin d’accueillir les fidèles dans de meilleures conditions.
CI dessous une photo des archives Jeanne d’Arc, où l’agrandissement en arrière de l’église est figuré en bleu :
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Bien sûr, c’est la construction du clocher qui retient tout de suite l’attention.
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L’intérieur se révèle parfois trop exigu pour accueillir tous les paroissiens, notamment lors de
cérémonies telles que les communions des jeunes du quartier, comme l’illustre la photographie
ci-dessous.
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La vue côté opposé permet d’apprécier l’ensemble de l’église avec notamment la tribune de
cinquante places.
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Comme en témoignent ces photographies, l’église se révèle progressivement insuffisante face à l’essor démographique du quartier du Val-Soleil - Tourneville. La construction des HBM* des rues de la Cavée Verte et Louis Blanc accentue ce phénomène, soulignant la nécessité de nouveaux lieux de culte dans ce secteur.
Dès lors, comment projeter la construction d’un édifice plus vaste dans un contexte marqué par des moyens financiers restreints ?
* HBM Habitation Bon Marché
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À suivre…
Prochain article : la ferme du Vornier et son lien avec l’église Sainte Jeanne-d’Arc.
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Sources :
Jean Rion : de la communauté Sainte Jeanne d’Arc au Havre Sanvic au centre social du Val Soleil 2011.
Archives de l’église Sainte Jeanne d’Arc.
Pierre Lion journaliste.
Journaux Le Petit Havre - Havre-Libre - Havre Presse.
Université d’Orléans.
Remerciements :
Éric Bouin pour sa précieuse contribution à l’élaboration de ces articles.
Relecture : Catherine Dubois
MERCI DE VOTRE VISITE
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