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HAVRAIS-DIRE Le blog de Dan et ses amis.
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10 mai 2026

Le Val Soleil l’église Jeanne d’Arc et la ferme du Vornier. Sixième et dernière partie

Construction de l’église Sainte - Jeanne - d’Arc

L’architecture de l’église repose sur une organisation claire des espaces répartis entre un niveau de sous-sol et un rez-de-chaussée, conciliant offices religieux, accueil et fonctions annexes.
Le sous-sol est notamment destiné aux garages (1). Le rez-de-chaussée accueille les principaux espaces de culte, avec la nef, une chapelle d’hiver, ainsi que plusieurs locaux fonctionnels tels que le baptistère, le secrétariat et une salle de réunion.
Le plan de masse ci-dessous présente l’implantation générale de l’église ainsi que la répartition de ses différents espaces.

(1) Aujourd’hui affecté au stockage du matériel des associations diocésaines.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

La construction de l’édifice débute en septembre 1963. L’entreprise André Robert assure l’ensemble de la construction du bâtiment, en commençant par le gros œuvre, avec la réalisation de l’ossature en béton et des murs en briques.

 Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

J’ai été un témoin attentif de cette construction et j’ai pris plusieurs photos depuis mon logement. En voici une, datant de juin 1964, où l’on voit les murs commencer à s’élever, laissant entrevoir une église conçue pour accueillir 800 paroissiens.
Notez, sur la droite, la « Bibliothèque pour tous », encore en place au moment de la prise de vue.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Parmi les éléments les plus marquants, le porche voûté en voile de béton attire immédiatement le regard. Léger et élancé, il s’ouvre vers le nord, sur la rue de la Cavée Verte.

Sur la photo ci-dessous, on distingue nettement sa cambrure ainsi que celle du toit. Les lignes électriques visibles dans la partie supérieure de l’image sont celles des trolleybus des lignes 5 et 6.

  

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Autre trait singulier : la toiture. Avec une portée de 26 mètres, elle devait initialement être plate selon les premiers plans. Elle sera finalement dessinée en courbes, avec une pointe sud-est relevée, comme une proue de navire tournée vers les immeubles.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky
Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Une autre vue du chantier révèle l’harmonie de ces lignes courbes, où se mêlent la toiture, le porche et le baptistère. Dans sa simplicité apparente, l’édifice commence déjà à affirmer une véritable personnalité architecturale.

 Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Parmi les prouesses techniques du chantier, les poutres de toiture occupent une place essentielle. Réalisées en sapin blanc en lamellé-collé, elles sont fabriquées par l’entreprise « Gilles et Quertier » de Déville-lès-Rouen.

Le constructeur les surnomme les « bananes », en raison de leur forme courbe. Chacune pèse environ trois tonnes et s’étend sur 29 mètres de portée. Leur mise en place nécessite une grue de vingt-sept mètres de haut : une opération spectaculaire pour l’époque. 

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Ces poutres, laissées apparentes à l’intérieur, témoignent de l’audace architecturale de cet édifice.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Les vitraux

Le budget du diocèse ne permettait pas de faire appel à de grands maîtres verriers. Dechenaud et son équipe, dont Rémy Bellière, imaginent alors des vitraux plus modestes, mais portés par une réelle ambition artistique. Ainsi naît une œuvre collective où contrainte économique et recherche esthétique avancent ensemble. (¹)
(
1) Pour ceux qui le souhaite, le texte complet de Rémy Bellière est en fin d’article.

 Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Ci-dessous, le vitrail du baptistère. Cette photo permet de voir les deux pierres tombales où reposent l’abbé Maurice Laugier et Charles Bellanger.

 Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Une autre vue du baptistère, où le puits de lumière vient souligner la sérénité du lieu. 

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

 Le signal

Un élément de l’édifice ne verra jamais le jour : le signal, autrement dit le clocher.
Toutefois, on installe un socle destiné à accueillir la cloche de l’église de la rue Bossière (n°1 sur la photo). Puis, après la démolition de l’église Saint-Léon en 1987, l’une de ses cloches vient rejoindre la première (n°2).

 Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Lorsque les travaux s’achèvent et que les derniers aménagements intérieurs sont réalisés, l’église s’apprête enfin à être baptisée, votre serviteur en a profité pour en faire une photo avant ce moment.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Puis vient le moment tant attendu par tous, la bénédiction de l’église.  C’est le dimanche 2 mai 1965 que la cérémonie a lieu. Elle rassemblait les ecclésiastiques, avec en tête le Cardinal-archevêque de Rouen venu bénir la nouvelle église. 2 000 personnes sont venues assister à cette cérémonie, mais toutes n’ont pas pu entrer dans l’église faute de place.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Le cortège réunit Charles Bellanger, le comité des bâtisseurs, les représentants du diocèse du Havre, les paroissiens, ainsi que les autorités municipales invitées pour l’occasion. Tous partagent le sentiment d’assister à la naissance d’un lieu désormais pleinement ancré dans son quartier.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Vint ensuite la consécration de l’autel, par sa purification au moyen d’une aspersion.
Cette magnifique pierre d’autel provenait de la chapelle de l’ancien couvent des Dominicains du Havre. Après la purification, Mgr Martin se rendit au baptistère afin d’y recueillir les reliques des saints martyrs.
Celles-ci furent alors déposées dans le « sépulcre », cavité taillée dans la pierre. Un maçon vint ensuite sceller le couvercle.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

 Une fois la nouvelle église ouverte au culte, la petite église de la rue Bossière est déconstruite en 1966. Voici une photo montrant cette démolition.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

Pour terminer, voici un petit « avant-après » comme c’est la tradition ici avant de clore ces articles consacrés au quartier Val Soleil-Tourneville et de son église Sainte-Jeanne-d’Arc.

Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky
Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

L’histoire du Val Soleil, du manoir et de l’église Sainte-Jeanne-d’Arc s’achève ici. Toutefois, à l’occasion de la fête du quartier de Tourneville, le samedi 30 mai de 14 h à 18 h 15, l’église Sainte-Jeanne - d’Arc sera ouverte et vous accueillera.
Une petite exposition consacrée au quartier sera également visible sur un stand situé à moins de 200 mètres de l’église.

 Le Havre Sanvic Jeanne d’Arc cavée verte Tourneville Eugène Duroméa Le Demandé Ferme du Vornier Val-Soleil Église Deschenaud Architecture Nasousky

 

Sources :
Archives de la communauté Sainte-Jeanne d’Arc Le Havre et Jean Rion.
Les journalistes du Havre-Libre et Havre Presse : Pierre Lion - Philippe Leray – Pierre Montigny.
Remerciements :
Éric Bouin pour sa précieuse contribution à l’élaboration de ces articles.
Olivier et Pascal Dechenaud.
Rémy Bellière.
Relecture : Catherine Dubois.

Texte complet de l’intervention de Rémy Bellière :

Pour les vitraux de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, en raison du budget restreint, il n'est pas question de s'adresser à des artistes verriers renommés comme pour l'église Saint-Michel ou Saint-Joseph. Il faut faire avec les moyens du bord. C'est en voyant les clôtures en ciment armé autour des jardins du quartier pavillonnaire que René Dechenaud a l'idée de faire des vitraux au moyen de claustras de 1 mètre sur 2, en béton armé, avec remplissage en verre antique de couleur.

L'étude de faisabilité est faite avec Monsieur Harel, directeur de l'entreprise Havraise, spécialisée dans ce genre de clôture. Dans ce système, ce n'est pas le béton qui revient cher, mais la fabrication des moules. Il faut donc réduire le nombre d'éléments différents et les disposer de façon à ce que la répétition du même motif ne soit pas trop visible. Le grand vitrail de 6 mètres sur 10 comprend 30 panneaux mais seulement 2 moules. Le pari est réussi car peu de personnes remarquent la répétition.

Pour l'ensemble, nous comptons dans le grand vitrail 30 panneaux, 2 moules, 660 verres. Façade Ouest : 24 panneaux, 3 moules, 360 verres. Dans la chapelle, 16 panneaux, 2 moules, 160 verres. La façade Est : 26 panneaux, 2 moules, 320 verres. Au baptistère : 2 panneaux, 2 moules, 80 verres. Soit au total, 98 panneaux, 11 moules et 1550 verres.

Vient ensuite la partie artistique, entre parenthèses, pour répartir les couleurs. Nous dessinons d'abord chaque vitrail sur un carton d'1 mètre sur 2, puis on découpe au cutter chaque vitrage. On décroche la porte du bureau, qui est en verre sécurit, que l'on pose sur deux tréteaux, avec un tube néon sur le sol pour l'éclairer par en-dessous. Et nous voilà partis pour un vaste jeu de puzzle de 1 550 pièces, avec des petits morceaux de verre antique, grand comme des timbres-poste.

Ensuite vient la partie la plus fastidieuse, le calpinage (1), qui consiste à porter sur les plans les numéros de chaque vitrail avec son immatriculation qui comporte une lettre, sa couleur, et un numéro, sa position. Ces plans sont ensuite remis au miroitier pour la découpe en atelier des verres et la pose dans les châssis béton. Ces vitraux, sans aucun doute, ne sont pas des œuvres d'art, mais sûrement uniques, dans leur originalité et leur conception. »

(1) Le calepinage indique la répartition des panneaux et des motifs.

 

Commentaires
C
Voilà une jolie conclusion à cette série d'articles.<br /> Ne reste plus qu'à aller visiter cette église, puisque nous sommes revenus au Havre...<br /> Sais-tu si elle est ouverte régulièrement ?<br /> Bon dimanche. C&B
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F
Bonjour Dan,<br /> Quelles magnifiques photos pour ce remarquable reportage ! Merci aux personnes qui les ont partagées.<br /> Je souhaite un bon dimanche à chacun.<br /> FAH
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H
Bonjour Françoise,<br /> C’est le diocèse du Havre, par l’intermédiaire de Monsieur Éric Bouin, qui m’a transmis l’ensemble des archives concernant l’église Sainte-Jeanne-d’Arc. Grand merci à lui.<br /> Excellent dimanche Françoise.<br />
J
Merci Dan,<br /> Ce sera difficile ce mois de Mai !<br /> Est-elle toujours consacrée ?<br /> Je tenterai ma chance plus tard <br /> Amicalement
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H
Bonjour Jacques,<br /> L’église est toujours consacrée, puisqu’il est encore possible de faire une demande auprès du diocèse pour y célébrer des cérémonies religieuses telles que des mariages, des baptêmes ou des obsèques. Ce sont uniquement les messes régulières qui ne peuvent plus y être célébrées.<br /> C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous avais invité à venir le 30 mai. Toutefois, si cela ne vous est pas possible, je pense qu’il y aura d’autres occasions à l’avenir où cette église sera ouverte. Ceux qui œuvrent à sa préservation envisagent justement de l’ouvrir pour des manifestations culturelles, comme des concerts, des conférences, etc.<br /> Vous aurez donc certainement l’occasion de la visiter un jour.<br /> Bonne journée, Jacques.
N
très intéressant reportage sur la construction de cette superbe église. Je l'ai souvent admirée et passé quelques moments à l'intérieur. J'ai apprécie cette architecture moderne très élancée. C'est une construction qui est parfaitement intégrée à son environnement.
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H
Bonsoir Niavlys,<br /> C’est exactement ça : entourée d’immeubles des années 1930 et 1950, cette église trouve naturellement sa place parmi ces architectures pourtant différentes. Elle se démarque des deux courants par son style propre et son identité singulière. Ce n’est peut-être ni Notre-Dame ni Saint-Joseph, mais elle trouve avec honneur sa place aux côtés de ses sœurs aînées.
G
Bonjour Dan,<br /> Belle histoire pour une belle église. Des lignes courbes élégantes qui contrastent avec l'architecture Perret de la ville basse.<br /> Bonne semaine
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H
Bonsoir Gérard,<br /> Effectivement, l’architecture de cette église n’a rien de commun avec celle de Perret. À Jeanne-d’Arc, les courbes se marient aux lignes droites et forment un ensemble harmonieux.<br /> Bonne fin de soirée, Gérard, ainsi qu’à Michèle.
J
Beau reportage ! j'irai visiter cette eglise à mon prochain passage!<br /> Amicalement !
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H
Bonsoir Jacques,<br /> L’église est habituellement fermée. Si vous souhaitez la visiter, le mieux est de venir le 30 mai, à l’occasion de la fête du quartier de Tourneville. L’église sera ouverte et vous pourrez également découvrir, non loin de là, une exposition présentant un aperçu historique du quartier.<br /> Bonne soirée, Jacques.
A
Bonjour Dan,<br /> <br /> Ce dernier volet est fort intéressant et fait remonter beaucoup de souvenirs.<br /> <br /> Contrairement à Goé, je trouve l'architecture de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc<br /> plutôt originale et très moderne et l'interieur baignée par un puit de lumière grâce aux jolis vitraux multicolores.<br /> <br /> Il y avait aussi un chemin de croix qui était aussi moderne si je me souviens bien.<br /> <br /> Bon, je suis comme toi, attachée à ce lieu car c'est notre paroisse même si j'ai déserté les bondieuseries en grandissant !<br /> <br /> Je te souhaite un bon dimanche Dan et te remercie pour cette série qui a un goût particulier pour moi.
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H
Bonjour Agnès,<br /> Ces lieux nous sont familiers, même si l’on n’est pas adepte de la religion. Quant à l’esthétique de l’église, ma foi (c’est le cas de le dire), chacun a son point de vue, et tous sont respectables.<br /> Je regarderai ce chemin de croix lors de la prochaine ouverture de l’église, car il ne m’est pas resté en mémoire ; j’ai dû mal regarder.<br /> Bon dimanche, Agnès.
L
L'architecture moderne n'est pas ma tasse de thé. Cependant il faut admettre que les jeux de lumière offerts par les vitraux en donnent depuis l'intérieur, une superbe vision. <br /> Je reste pourtant attachée aux harmonies anciennes, à la beauté d'une pierre naturelle plutôt qu'au béton qui de toutes façons n'égalera pas la longévité ni les multiples coloris qu'elles affichent. <br /> Merci Daniel pour cette étude de ton quartier . Elle nous a permis de nous familiariser avec lui. Un beau travail. Bravo
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H
Bonjour Françoise,<br /> Rien n’empêche d’aimer les différentes architectures, qu’elles soient modernes ou non. Bien qu’on ne puisse ni refaire ni imiter l’ancien, ce serait d’ailleurs un manque d’imagination de la part des architectes.<br /> Quant aux vitraux, c’est bien entendu à l’intérieur qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.<br /> Je reviendrai sans doute sur l’histoire de mon quartier, mais je vais laisser passer un peu de temps avant d’en reparler.<br /> Bon dimanche, Françoise. <br />
G
Salut Dan, les deux tombes dans l'église renouent avec la tradition des églises anciennes ou l'on enterrait certains membres de l'église et du clergé. Un autorisation a du être necessaire. Coté esthétique, cette architecture de béton ne me parle pas et vieillie très mal.
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H
Salut Goé,<br /> Effectivement, il a dû falloir une autorisation pour implanter ces deux tombes à l’intérieur même de l’église. Sans doute a-t-elle été accordée parce qu’il s’agit des tombes des bâtisseurs eux-mêmes. Cette coutume d’ensevelir les curés dans une église a donc connu ici une exception pour cette raison.<br /> Quant à son architecture, c’est vrai qu’au premier regard elle ne frappe pas par son originalité, mais en y regardant de plus près, le point de vue que l’on en a peut changer.<br /> Bonne journée, Goé.
E
Surprenant qu'il y ait un sous-sol à cette église. Mais pourquoi pas si cela rendait service. Il vaut mieux que la toiture ne soit pas plate, à cause de la pluie. Après la fabrication des poutres, il était important d'avoir le matériel adéquat pour les poser. Les vitraux sont très modernes, j'aime beaucoup. En résumé, c'est une très belle église atypique. Vous avez pu assister à sa construction et à son inauguration, elle vous tient à coeur depuis. Bon dimanche.
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H
Bonjour Élisabeth,<br /> Cette église est effectivement un peu particulière pour moi, car depuis l’endroit où j’habitais, j’ai pu la voir s’édifier jour après jour. Je ne sais pas si c’est là qu’est né mon intérêt pour l’architecture, mais cela y a sans aucun doute contribué.<br /> De plus, les personnes qui tentent aujourd’hui de la préserver m’ont incité à la regarder différemment. Toutes ces circonstances réunies me font voir cet édifice d’une manière différente des autres.<br /> Bon dimanche, Élisabeth.