Rue de la cavée verte. D’un octroi à l’autre
À l’origine, la rue de la Cavée Verte était une voie étroite, comme beaucoup d’autres rues de l’époque. Les municipalités du Havre et de Sanvic comprirent rapidement que cet axe était appelé à jouer un rôle essentiel avec l’essor de l’automobile et le développement urbain.
Par ailleurs, le stade de la Cavée Verte attirait de nombreux spectateurs, renforçant encore l’importance de cette artère. Pour toutes ces raisons, son élargissement s’imposa progressivement.
/image%2F1239008%2F20260519%2Fob_7af906_petit-interlligne.jpg)
La rue débutait à l’ouest, au croisement de la rue Clément Marical. Passage fréquenté par les transports de marchandises, elle accueillait dès son entrée un poste d’octroi, comme en témoigne la carte postale ci-dessous :
Un autre poste d’octroi se trouvait au carrefour des rues de Cronstadt et cavée Verte. Sur cette carte postale on voit bien que la rue de la cavée verte est étroite :
Deux vues aériennes permettent de comparer la largeur de cette rue à deux époques : en 1947 et aujourd’hui.
Sur la photo ci-dessous, le Parc d’Or est représenté à la même échelle sur les deux clichés. Cela donne une bonne idée de l’élargissement de cette artère.
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_21f9a8_1947-2026.jpg)
Après la construction du Parc d’Or en 1926, puis celle des HBM en 1934, la rue de la Cavée Verte évolua progressivement vers la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui. Une carte postale témoigne de cet élargissement partiel, dont l’ancien tracé est matérialisé par la ligne rouge.
Nous nous situons ici non loin de la place Tourneville.
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_94d6b6_cavee-verte-rue-de-la-alg.jpg)
En observant le fond de l’image, on constate en détail que l’élargissement de la rue de la Cavée Verte était alors en cours :
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_ea7912_cavee-verte-rue-de-la-detail-alg.jpg)
Cet élargissement continuera dans les années 1950 entre la place Tourneville et le parc d’or d’une part et entre le stade de la Cavée Verte et la rue Clément Marical de l’autre. Deux photos aériennes illustrent cet élargissement au niveau de la place Tourneville.
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_dcdcd4_1947-2026.jpg)
Urbanisation rime avec commerces
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_cdd66f_interlligne.jpg)
Le développement de l’urbanisation favorise également l’essor du commerce. Déjà nombreux sur cette artère, les commerces connaissent une forte expansion jusqu’à l’arrivée des supermarchés.
Un marché est également instauré sur la place Tourneville, où la clientèle se rend les mardis, jeudis et samedis.
Aujourd’hui, seuls quelques étals subsistent encore, vestiges du marché animé d’autrefois.
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_91a579_la-place-tourneville-un-jour-de-marcha.jpg)
En dehors du marché de la place Tourneville, de nombreux commerces s’étendaient le long de cette rue.
Il est difficile de tous les recenser mais, d’une manière générale, ils ont aujourd’hui disparu.
Citons par exemple le café situé au 197 rue de la Cavée Verte, à l’angle de la rue Jules Guesde.
Dans les années 1920, cet établissement était tenu par un certain P. Duchesne sous l’enseigne « Café Bégouen »
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_7abe63_alg-197-cavee-verte-pr.jpg)
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_a19d01_cavee-verte-alg-jpg.jpg)
Un autre débit de boissons disparaîtra également : il s’agit du café « Au Bon Conseil », tenu par Marcel Conseil au 215 de la rue de la Cavée-Verte.
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_4fa36c_215-cavee-verte-alg.jpg)
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_d934af_215-cavee-verte-alg-2.jpg)
En dehors des débits de boissons, on peut également citer la mercerie « Au Poussin Bleu », tenue en 1970 par M. et Mme Chopart. Comme de nombreux commerces voisins, ce magasin a subi la concurrence des supermarchés avant d’être transformé en habitation.
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_2383a5_le-poussin-bleu-alg.jpg)
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_360bc9_poussin-bleu-4.jpg)
On pourrait multiplier les exemples de commerces disparus dans cette artère. Dans certaines rues adjacentes, telles que la rue Jules-Guesde, ces petits commerces ont eux aussi disparu, parfois pour d’autres raisons que la seule concurrence des supermarchés, comme la boulangerie du 41 rue Jules-Guesde, tenue en 1970 par le boulanger Raymond Mezenguel.
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_b80992_carrefour-rues-guesde-gorki-alg.jpg)
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_4428b7_guesde-jules-rue-31-03-2026-alg.jpg)
Au bas de la rue Jules Guesde se trouvait une « bibliothèque pour tous », la voici en photo prise par Laurent Durel :
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_a9732b_bibliotheque-alg-1.jpg)
De nos jours la bibliothèque est transformée en habitation, mais se faisant les travaux ont permis de mettre au jour l’ancienne enseigne où « était inscrit « Épicerie Débit »
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_4ab1b1_alg-guesde-jules-rue-31-03-2026.jpg)
/image%2F1239008%2F20260524%2Fob_3783d0_interlligne.jpg)
Le prochain article de Havrais-Dire est en préparation, sans date de publication définie pour le moment. Havrais-Dire marque donc une pause.
En attendant, si le cœur vous en dit, vous pourrez me retrouver à l’occasion de la fête du quartier de Tourneville, le samedi 30 mai, près de « La Fabrique », au sud du fort de Tourneville.
Une petite exposition consacrée au quartier sera présentée de 14 h à 18 h 15. Vous y êtes les bienvenus.
/image%2F1239008%2F20260520%2Fob_c38818_interlligne.jpg)
Sources :
Annuaires Micaux.
Presse Havraise Havre Libre et Havre Presse.
Photos :
Collection PR.
IGN.
Laurent Durel.
Havrais-Dire.
Relecture Catherine Dubois
/image%2F1239008%2F20240319%2Fob_ad8862_plan-localisation-300.jpg)