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HAVRAIS-DIRE Le blog de Dan et ses amis.
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HAVRAIS-DIRE Le blog de Dan et ses amis.
  • Histoire du Havre, Sainte-Adresse, Sanvic, Bléville, quartier de l'Eure, Rouelles, etc. Illustrée avec des photos "avant-après". (Pour vous abonner cliquez sur flux RSS des messages ci-dessus)
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28 juin 2026

Les entrailles de la ville

Pour clore la saison, Havrais-Dire délaisse les sentiers battus et vous entraîne là où les cartes postales n’ont jamais osé s’aventurer.
Dans un secteur du Havre que les guides touristiques ignorent volontiers, se trouvait un ensemble d’installations peu reluisantes mais essentielles : la décharge publique de Graville, l’usine d’incinération et élévatoire des eaux, sans oublier les abattoirs voisins e
t le clos d’équarrissage.

Un décor peu engageant, certes, mais indispensable pour préserver la salubrité d'une ville en pleine croissance industrielle.. De quoi parle-t-on ? Tout simplement de nos ordures ménagères

Une question de salubrité publique

Gravats, poussières, boues, déchets domestiques… leur évacuation a toujours posé problème.
Au début du XXᵉ siècle, la ville du Havre organise leur collecte et leur dépôt dans une décharge installée en bord de Seine, à l’extrémité du boulevard de Graville.
Cette situation est indiquée sur le plan ci-dessous. 

Dès 1912, le site commence à poser problème. Les Forges et Chantiers de la Méditerranée, proches de la décharge, alertent sur les dépôts de déchets qui perturbent les lancements de navires.
Dans les zones de mise à l’eau, les détritus s’accumulent et compliquent sérieusement les opérations.

La municipalité reconnaît que la décharge est source de gêne, tout en jugeant les plaintes parfois excessives. Mais la réalité s’impose : la ville doit trouver une solution.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Entre incinération et compromis

Dès le début du XXᵉ siècle, la décharge de Graville est associée à un projet plus moderne : une usine d’incinération des ordures ménagères. Mise en service en 1911, elle permet de traiter une partie des déchets par combustion et fournit même de la vapeur à l’usine élévatoire des eaux usées voisine. (Voir plan en début d'article).

Toutefois la municipalité chercha un nouvel emplacement pour installer une décharge à ciel ouvert. La pointe du Hoc fut envisagée, mais cela aurait représenté un trajet trop important, aussi bien pour les camions-poubelles que pour les entreprises ayant à évacuer des gravats.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Un autre projet de décharge à ciel ouvert verra le jour à la même époque, comme nous le verrons plus loin. En attendant, voici comment fonctionnait l’usine d’incinération.

LE CLOS D’ÉQUARRISSAGE

Créé en 1920 à proximité des abattoirs, le clos d'équarrissage recevait les carcasses d'animaux malades ou impropres à la consommation. Elles y étaient traitées dans un grand four afin d'en extraire le suif, de produire des farines animales et de fabriquer des aliments pour la basse-cour et les chiens.

Il s’agissait de l’entreprise SARIA (Société Anonyme de Récupération Industrielle et Agricole), qui occupait le 2 rue Cuvier.

Elle n’hésitait pas à faire la promotion de ses produits, comme on peut le constater ci-dessous.

L’USINE D’INCINÉRATION

Le principe est innovant pour l’époque, et Le Havre figure parmi les premières villes françaises à adopter ce type d’équipement.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Ci-dessous, le même endroit de nos jours, avec comme repère, le carrefour du boulevard de Graville et rue Cuvier qui n’a pas changé entre les deux époques. Le 4 représente l’endroit où était la décharge publique.

Le Havre 1944 Bombardements Edouard Philippe

L'usine d'incinération comprend un bâtiment principal pour abriter les trois groupes de fours combinés de manière à pouvoir incinérer isolément, en 24 heures, 50 tonnes d'ordures ménagères. Deux groupes sont toujours en service et brûlent les 80 ou 90 tonnes d'ordures recueillies quotidiennement.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Le troisième groupe n'est mis en marche que pendant le temps d'arrêt des autres ou en cas de réparation. Chaque four comprend 4 cellules ou grilles, une chambre de combustion où sont enfermés les animaux infectés, une chaudière pour la production de vapeur. Les cellules se chargent d'un côté et se défournent alternativement de l'autre côté sans qu'il en résulte une perte sensible dans l'intensité de la combustion.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Cette combustion peut être augmentée au moyen du tirage forcé produit par le ventilateur placé à la partie supérieure des fours. Pour éviter les odeurs et les fumées on a établi dans le faîtage une gaine communiquant avec les ventilateurs.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -
Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Cependant, la capacité de traitement reste insuffisante. Certaines matières trop humides ne peuvent être brûlées, et le volume global des déchets ne diminue pas. La décharge continue donc de fonctionner en parallèle, mais uniquement en dehors des périodes de mise à l’eau des navires.

Lors des lancements de navires, les déchets devaient être transportés par chaland pour y être rejetés en mer — une solution coûteuse mais nécessaire.

La collecte des ordures ménagères s'effectue depuis le mois d'avril 1912, au moyen de 19 tracteurs automobiles et de 17 remorques. Ci-dessous un exemple de camion déversant sa charge dans l’usine d’incinération.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Le quai de Rotterdam : une autre décharge à ciel ouvert

Malgré la mise en service de cette usine, le volume des ordures à collecter ne diminuait pas. L’établissement ne pouvait absorber la totalité des déchets. De plus, certaines matières ne pouvaient être incinérées en raison de leur forte teneur en eau. C’était notamment le cas du marc de pomme, qui représentait à lui seul un tonnage important.

Faute de pouvoir traiter l’ensemble de ces déchets, et avec l’assentiment des Forges et Chantiers, on continua donc à les déverser dans la décharge de Graville, à condition que cela se fasse en dehors des périodes de lancement des navires.

Ce dispositif présentait néanmoins un grave inconvénient : lors d’un lancement, le déversement pouvait être interrompu pendant 18 à 25 jours. Les ordures devaient alors être chargées sur des chalands remorqués jusqu’au large d’Octeville, où elles étaient rejetées en mer. Cette opération s’avérait particulièrement coûteuse.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Agrandir l’usine d’incinération aurait représenté une charge trop lourde pour les finances municipales. À l’inverse, la décharge à ciel ouvert de Graville ne coûtait quasiment rien à la ville. Mieux encore, elle procurait même quelques recettes, grâce aux taxes mises en place dès 1909 et acquittées par les entreprises qui y déversaient notamment des gravats. Dans ces conditions, la municipalité hésitait à s’engager dans des investissements aussi importants. (1)

Mais, dans l’immédiat, quelle solution pouvait-on envisager ?

(1) Il est à noter que cette usine cessera son activité au tout début des années 1930.

La décharge du quai de Rotterdam

En 1912, une nouvelle décharge fut créée quai de Rotterdam. Toutefois, le site n’avait pas été conçu pour recevoir les ordures ménagères et ne présentait pas les avantages pratiques de la décharge de Graville. De plus, le contrat passé avec son concessionnaire monsieur Pannevin, n’a pu être maintenu suite à son décès.

Ce quai avait fait l’objet d’importants aménagements afin de répondre aux exigences techniques de l’exploitation ainsi qu’aux règles de sécurité. Cependant les résultats d’exploitation ne donnèrent pas satisfaction.

Comme on peut le voir sur la photographie ci-dessous, les ordures étaient alors déchargées au moyen d’une goulotte métallique, un procédé qui posait plusieurs difficultés d’exploitation.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Cependant, en raison de la situation favorable du quai par rapport à la ville et aux voies de navigation, un nouveau contrat de concession fut signé en 1913 avec M. Damaye, directeur de la Compagnie des Abeilles.

Ce contrat prévoyait l’organisation du transport en mer des déblais provenant de la décharge du quai de Rotterdam.

La ville, quant à elle, réaménagea le site. L’aire de déversement fut agrandie afin que le chaland amarré au quai ne soit plus gêné dans ses manœuvres par les autres navires, comme cela s’était produit à plusieurs reprises. Les véhicules venant décharger pouvaient ainsi se placer sans attente et sans perturber la circulation des autres voitures.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

La plate-forme de déversement fut également construite en encorbellement par rapport au mur du quai. Cette disposition permettait aux véhicules de déverser leur chargement au centre des compartiments du chaland, assurant une meilleure répartition de la charge et réduisant le besoin en main-d’œuvre pour l’équilibrage.

Une nouvelle rampe d’accès, moins pentue, fut également aménagée pour la montée des véhicules, tandis que l’ancienne rampe, plus forte, fut conservée pour la descente. Cette séparation des flux avait pour avantage de limiter les encombrements.Ainsi réorganisée, la décharge offrait des conditions d’accès et de fonctionnement nettement améliorées pour le chargement dans les chalands.

La photographie ci-dessous montre clairement l’encorbellement entre le quai et le chaland.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

Cet encorbellement facilitait le déchargement des bennes à ordures.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. -

L’histoire pourrait s’arrêter là, les ordures ménagères étant aujourd’hui traitées selon des méthodes bien différentes. Pour en savoir plus, vous pouvez suivre ce lien : ici

Mais, pour notre part, l’histoire ne s’achève pas tout à fait ici. Pendant la guerre, la décharge de Graville fut réutilisée, car il n’était plus possible de décharger au large ni même à Dollemard. Elle fonctionna ainsi durant quatre années.
À la Libération, la présence des troupes américaines au Havre prolongea encore quelque temps son usage.

À cette époque marquée par la pénurie de logements, de nombreux Havrais trouvèrent refuge à proximité immédiate de cette zone. Dans des conditions souvent très précaires, ils se réfugièrent dans des abris de fortune, comme le montre la photographie ci-dessous, qui en donne un aperçu saisissant

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique – Paquebot France – Urbanisme - Football H.A.C. -

Alors, bien évidemment, ceux qui vivaient là avaient du mal à joindre les deux bouts. Mais il y eut une courte période, en 1946 précisément, où ils purent améliorer un peu leur ordinaire.

Cette année-là, les Américains quittèrent Le Havre. Avant leur départ, et pour éviter de transporter des surplus jugés inutiles, ils les abandonnaient parfois à la décharge. Voici un extrait du récit qu’en faisait Gérard Murail dans Le Havre Libre  du 26 mars 1947, les légendes des photos sont celles du journal :

« Une population bizarre vivait, l’an dernier, sur un “no man’s land” assez sinistre où elle avait institué des lois particulières et imposé ses coutumes. Elle guettait la venue des camions américains. Alors la compétition s’organisait avec un code d’honneur réduit à sa plus simple expression : “Ce que je touche m’appartient.”

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. –

Le camion, conduit par un G.I. lancé à près de 60 km/h sur un terrain bosselé, était aussitôt pris d’assaut. Sans se laisser impressionner, la horde parvenait parfois à grimper à bord, et le véhicule était vidé en un instant. Le butin se partageait dans la confusion, parfois au prix de violences : ces scènes auraient causé trois morts.

Certains en tirèrent profit. L’armée américaine jetait ses surplus avec une totale indifférence : outillage neuf, uniformes à peine usagés… un gaspillage considérable. On raconte qu’un homme intercepta ainsi une caisse contenant des clous de cordonnerie, qu’il revendit très cher tant ils étaient rares.

Le Havre - Bombardement – 1944 – Édouard Philippe – Transatlantique  – Paquebot  France – Urbanisme -  Football  H.A.C. –

Anecdote comique : un mécanicien trouva, dans les débris de la décharge, un moteur d'avion qu'il transporta dans la cour de sa maison et remit en état. Le vacarme produit inquiéta d'ailleurs la police qui eut quelque peine à accepter les explications de l'astucieux mécano. Sans doute reste-t-il beaucoup de lots intéressants que les bulldozers enterrèrent. Richesses perdues, après les millions qui furent éparpillés dans cette histoire bien digne de notre temps.
                                                                                                                                                                                
Gérard Murail

Sources :
Journaux : « Le petit Havre » et « Havre Libre » de 1900 à 1947.
Extrait de la revues  : Les municipalités de France 1909.
Recueil du conseil Municipal de Havre : 1912 – 1913 – 1914 – 1915 – 1916.
Compte rendu du bureau d’Hygiène et de son directeur le Docteur Loir. 1912.
Réglements sanitaires de la ville du Havre : 1904 – 1905 - 1911.
Crédit photos : Cédric Conseil.
Le Petit havre.
Collection Havrais-Dire.
IGN.
Relecture Catherine Dubois.

Le mot de la fin

Ainsi se termine la saison 2025-2026. Havrais-Dire et ses amis vous souhaitent à toutes et à tous d’excellentes vacances

 

 

Commentaires
K
Bonsoir, quand je vois comment, à l’époque, on jetait les ordures ménagères directement dans les champs avec des brouettes… aujourd’hui ce serait totalement impensable. Les amendes tomberaient vite, voire des procès. Mais à l’époque, la pollution n’était pas du tout perçue ni connue comme aujourd’hui. La ville a bien grignoté vers les bassins au fil des décennies, transformant progressivement les paysages et réduisant les zones naturelles au profit de l’urbanisation et des activités humaines. Bonnes vacances, profites bien de ce moment de repos et à bientôt.<br /> Amicalement, Kevin
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H
Bonsoir Kevin,<br /> Effectivement, il y a des choses que l’on ne referait plus aujourd’hui, notamment en ce qui concerne les ordures ménagères. Autrefois, une grande partie des déchets était rapidement biodégradable, alors qu’aujourd’hui leur composition est bien différente. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est indispensable de trier nos déchets dès le départ et de ne pas laisser cette responsabilité aux seules municipalités. Compte tenu du volume toujours plus important de ceux-ci, chacun doit y mettre du sien. C’est un enjeu de société, et pas uniquement une question de gestion municipale.<br /> Concernant l’extension du Havre, vous avez tout à fait raison. La ville a largement « grignoté » sur la Seine, ce qui est compréhensible lorsqu’on songe que cette conquête sur le fleuve a principalement bénéficié au port, qui poursuit encore aujourd’hui son développement vers le sud.<br /> Quant à mes vacances, elles seront studieuses afin de pouvoir, à la rentrée, proposer aux lecteurs de nouveaux sujets que j’espère aussi intéressants que passionnants.<br /> Bonne fin de soirée, Kevin.
L
https://www.lejournaldesarts.fr/creation/le-centre-dart-le-portique-au-havre-va-changer-dechelle-
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H
Merci pour le lien
L
https://www.lejournaldesarts.fr/creation/le-centre-dart-le-portique-au-havre-va-changer-dechelle-184384?utm_source=JdAfr&utm_medium=email&utm_campaign=260703
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J
Quel beau final d'une saison très riche !<br /> Bonnes vacances à tous et à très bientôt<br /> Amicalement<br /> Jacques
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H
Bonsoir Jacques,<br /> Merci pour ce compliment. Maintenant, je vais pouvoir passer un été tranquille à classer mes archives et ainsi proposer aux lecteurs de nouveaux sujets.<br /> Bonnes vacances, Jacques.
N
Bonsoir Dan, tu clotures cette saison avec un article vraiment très intéressant. Les ordures ménagères ont toujours été un problème pour les municipalités et ton article illustre bien ce propos. Comment faire ce travil sans dépenser trop d'argent. Je me souviens de la mauvaise odeur quand on passait du côté de la rue Cuvier. Mais je découvre les différentes décharges qui existaient à cette époque. Etant enfant je me souviens de cette décharge à Octeville ou étaient déversés des tonnes de déchets de toutes nature. Mais aussi de cette ce site de décharge à ciel ouvert du côté du Hode. Je te remercie pour cet article très intéressant...comme d'habitude.<br /> Je te souhaite une bonne période de vacance et de repos<br /> Amicalement Sylvain.
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H
Bonsoir Sylvain,<br /> J'aurais pu terminer ma saison avec un sujet plus… ensoleillé, à l'approche des vacances, mais mon dossier étant complet, je me suis résigné à en faire le dernier article de la saison.<br /> Je reviendrai sans doute sur ce sujet, car toi qui l'as bien connu également, il y a aussi la décharge d'Octeville. Bref, voilà un sujet que peu d'historiens ont traité, hormis Jean Legoy, mais sous l'angle sanitaire et non municipal.<br /> Je ne vais pas vraiment m'arrêter, car les archives se sont encore accumulées, et cette longue pause va me permettre d'y mettre un peu d'ordre.<br /> Passe un bel été, Sylvain, à capturer les navires qui s'approchent de ton objectif ! <br />
E
Même si c'est la " fin de la saison 2025/20260 " : ce qui est écrit sur " les entrailles de la Ville " ," la décharge publique de Graville " , la " rive nord de la Seine " ,etc...etc... ! avec ces 19 photos spectaculaires , c'est super . On en est bien émus et l'on te remercie vraiment . MERCI ++ On t'embrasse ,cher Dan , ainsi que ton épouse . E.C.
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H
Bonsoir Étienne,<br /> Il faut bien que je prenne un peu de temps, non seulement pour me reposer, mais également pour faire du classement dans mes archives, et là, je n'en vois pas le bout !<br /> En tout cas, merci pour ta fidélité. Je te souhaite une excellente soirée, à toi et à Odile.
L
Connaissez vous mes villes?<br /> mes paysages:<br /> http://www.lauravanel-coytte.com/ce-que-j-aime-des-paysages/
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H
Je dois bien dire que non, mais je vais vous dire pourquoi en message privé, à bientôt !
C
La zone portuaire autour du Bd de Graville a bien changé entre 1912 et aujourd'hui.<br /> Tout ceci est effarant quant à l'impact de l'espèce humaine sur la Nature !<br /> Mais Le Havre ne s'en sort pas trop mal avec la combustion des déchets qui alimente depuis 2024 un réseau de vapeur pour chauffer des immeubles de la ville.<br /> Bonnes vacances et revient nous en forme à l'automne pour poursuivre ton ouvrage...<br /> Amitiés. C&B
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H
Bonjour Christine et Bernard,<br /> Tu as bien connu ce coin, et pour cause. Au Havre, la municipalité a bien pris en charge ce problème, et ce depuis longtemps, comme on peut s’en rendre compte avec mon article. Mais on peut toujours mieux faire. On devrait pouvoir les reconvertir, ceux étant organiques en engrais, les autres en matières premières. Je pense que, devant la nécessité de faire quelque chose, nos descendants sauront faire mieux que nous.<br /> Bonne journée les amis.
G
Bonjour Dan.<br /> Dans ma jeunesse j'ai connu à Sanvic une décharge dans les excavations de l'ancienne briqueterie Baron. Les gens du coin l'appelaient "la fouille".<br /> C'était de mémoire entre les rues de Chateaudun, de St Quentin et l'actuelle Paul Veronèse. Ma grand mère habitait tout près à l'angle des sentes Leconte (P.Veronèse) et Reculard (P.Claudel).<br /> Depuis elle a été remblayée et des immeubles y ont éte construit.<br /> Bonne vacances Dan, même si elles sont "studieuses" et bon repos.<br /> Gérard
Répondre
H
Bonjour Gérard,<br /> Ton témoignage nous permet de comprendre, avant l’institution des décharges, comment les Havrais se débarrassaient de leurs ordures ménagères. C’est très intéressant. Sans doute que, dans ces fosses, on ne jetait pas de matières imputrescibles, ce qui rendait cette « décharge » plus gérable du point de vue écologique.<br /> Merci pour mes vacances qui seront effectivement studieuses, mais je prendrai plus de temps pour travailler.<br /> Bonne journée Gérard.
G
Bonjour Dan,<br /> Avec ce dernier article, on se rend compte que le problème des ordures ménagères (ou professionnelles) ne date pas d'hier, mais avec notre société baptisée "de consommation" les problèmes croissent, comme en témoigne les travaux gigantesques et coûteux entrepris pour vider la décharge de Dollemard. <br /> Je te souhaite de bonnes vacances. Ménages toi pour nous revenir en forme à la rentrée avec de nouveaux chapitres de l'histoire de notre ville.<br /> Bon dimanche
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H
Bonjour Gérard,<br /> Effectivement, la décharge de Dollemard est un problème. Mon ami du Muséum d’Histoire naturelle, monsieur Debris, appelait ce dépôt le « poubélien », en référence aux noms des différentes couches géologiques.<br /> Te rappelles-tu les « collines » le long de la route menant au bac du Hode ? Ces collines ne sont tout simplement que l’accumulation d’ordures en ce lieu. Et comme tu le soulignes, le problème ne fait que croître, et malgré cela, les emballages alimentaires, par exemple, se multiplient à l’envi. Impossible d’acheter quelque chose sans qu’il y ait un ou deux emballages.<br /> Alors, le citoyen n’est pas le seul responsable, et les « écolos » devraient mieux cibler leurs conseils.<br /> Bonne journée à toi et à Michèle.
F
Ajout au commentaire de Françoise Lefort : j'ai rencontré il y a longtemps au Bout du Monde un homme qui m'a dit trouver dans la décharge de Dollemard des bijoux ou autres choses intéressantes, venant des tombes arrivées en fin de concession, qu'on y jetait. Il n'était pas le seul . Sans doute dans les travaux d'assainissement actuels en trouve -t-on encore...
Répondre
H
J’ai connu quelqu’un qui y cherchait du cuivre. Certes, ce ne sont pas des bijoux, mais au prix que vaut cette matière, cela devait être intéressant.
F
Bonjour Dan,<br /> Passionnant ! On a pris conscience seulement récemment de ces décharges (voir celle de Dollemard) qui empoisonnent le paysage et tout le reste.<br /> Pudiquement tu parles de "chalands" qui amenaient les ordures au large : ne disait-on pas "Marie-salope" ?<br /> Puis-je dire que tu termines la saison "en beauté " ?<br /> Passe de bonnes vacances, et j'espère te revoir bientôt cher Daniel<br /> FAH
Répondre
H
Bonjour Françoise,<br /> Oui, j’évoque en effet les chalands ainsi, car les « Marie-Salopes » étaient les chalands qui récoltaient les vases extraites par une drague. Elles étaient accolées à ces mêmes dragues pendant le travail. Mais au fond, c’étaient le même type de bateau. Il est vrai que la vase entreposée dans leurs soutes ne sentait pas très bon, mais de là à les appeler ainsi…<br /> Merci pour les vacances qui n’en seront pas tout à fait, et au plaisir de te revoir.<br />
A
Bonjour Dan,<br /> <br /> Les déchets, les détritus...toujours un gros problème sutout depuis le monde moderne.<br /> <br /> Nous n'avons pas encore trouvé le moyen de réduire à néant tous ces "encombrants"<br /> <br /> Encore des décharges sauvages, et celle de Dollemard qui déversait ses déchets à la mer depuis 1945 est enfin fermée.<br /> <br /> Des plastiques mêmes dans le ventre des poissons, le monde ne sait plus quoi faire de tout ce qui le pourrit <br /> à tel point qu'on envoie nos déchets en Asie ou en Afrique ce qui est un comble !<br /> <br /> Tu t'arrêtes un peu pour souffler mais je suis sûre que tu vas passer un été studieux à nous préparer de nouveaux articles !<br /> <br /> Je te dis RV à la rentrée Dan<br /> <br /> Merci pour toutes ces recherches précieuses que tu nous livres chaque dimanche.
Répondre
H
Bonjour Agnès,<br /> La décharge de Dollemard est en train d’être éradiquée, mais on se rend compte que ce n’est pas un travail aussi facile qu’il n’y paraît. Alors le mieux est de concevoir un produit, quel qu’il soit, en incluant dès le départ la manière dont on s’en débarrassera, et si cela se fait dans le respect de la nature, on aura fait un grand pas en avant.<br /> Effectivement, devant rester à la maison, je vais en profiter pour faire du classement, mais je ne regarde pas trop tout le travail qu’il y a à faire, sinon ça décourage (rire).<br /> Bon dimanche et bonnes vacances à toi aussi Agnès !
E
Je vous souhaite de belles vacances ! profitez bien. La gestion des déchets n'existait pas à la préhistoire. Tout venait de la nature et tout repartait dans la nature. Maintenant, comme nous sommes nombreux sur terre, il faut bien se préoccuper de ce problème, pas facile à résoudre. Car les usines produisent du matériel qui nous rend service et quand il faut le renouveler, il faut jeter ce qui ne sert plus. Déjà, avec le tri des poubelles, on avance bien dans la résolution de la gestion. Bon week end et bonnes vacances d'été.
Répondre
H
Bonjour Élisabeth,<br /> Si les industriels fabriquaient des matières que la nature pouvait absorber, il y aurait sans doute moins de problèmes. Mais cela impliquerait, par exemple, de ne consommer que des produits achetés le jour même, comme on le faisait autrefois en allant chez « l’épicier du coin ». Aujourd’hui, avec le plastique et ses dérivés, ce n’est plus possible.<br /> Mais le consommateur est-il responsable de cette situation ? Je ne le pense pas. On lui a « imposé » un mode de vie qui l’oblige à conserver les aliments plusieurs jours. Alors, bien évidemment, le plastique a été la solution pour les industriels, mais pas pour nous, et encore moins pour l’environnement. Voilà toute la différence.<br /> Bonne journée Élisabeth.
L
Bonnes vacances pour vous aussi, mais vous suivant depuis quelques années maintenant je suppose qu'elles seront studieuses pour notre plus grand plaisir à la rentrée. Profitez tout de même d'un repos bien mérité, et nous nous retrouverons à la rentrée avec un immense plaisir, merci à toute votre équipe et merci à vous de nous faire vivre et revivre pour certains articles sur le Havre connus ou inconnus. merci à tous et bonnes vacances.
Répondre
H
Bonjour Mireille,<br /> Vous avez raison au sujet de mes « vacances » : elles seront studieuses, car j’ai une « tonne » d’archives à classer. Mais je ferai cela à mon rythme, c’est-à-dire tranquillement.<br /> Et dans ce « rangement », j’espère trouver d’autres articles sur Le Havre quelque peu oubliés par les historiens, comme ce fut le cas cette fois-ci avec les ordures ménagères.<br /> Mes amis et moi-même vous souhaitons un bel été.
L
Bonjour et merci pour votre réponse<br /> <br /> Je suis de secrétariat de correction de brevet jusqu'à vendredi puis prépa du capes de doc pour lequel j'irais peut-être à Rennes que je visiterais avec plaisir<br /> + ma famille à Troyes par devoir<br /> En attendant, je visite ma ville et tout ce que je peux<br /> bon dimanche
Répondre
H
Alors, comme on dit, « seules les montagnes ne se rencontrent pas ». Si vos pas vous conduisent un jour dans la ville de François Ier, vous saurez qu’il y aura quelqu’un pour vous la faire visiter.<br /> Bonne journée, Laura.
L
Hello Dan ! J'aime bien quand tu parles du quai de Rotterdam....je ne sais pourquoi !! :)<br /> La presse fait souvent état dans ses colonnes du problème du traitement des déchets et ce n'est pas d'hier! Pouvoir récupérer dans les montagnes d'immondice de quoi survivre pour certains était indispensable. La dispersion le long de la "plage" au bout du boulevard de Graville, des déchets avec les marées, amenait parfois des bijoux, des porte-monnaies avec une piécette encore à l'intérieur... On voyait alors une nuée de pauvres gens par tout temps et à toute heure, selon les horaires des marées, fouiller le sol pour dénicher un "petit quelque chose".... <br /> Bonne vacances !
Répondre
H
Bonjour Françoise,<br /> Les décharges publiques, dans n’importe quel pays, ont toujours attiré les plus pauvres, qui pouvaient y trouver de quoi subsister. En revanche, y découvrir des bijoux devait être beaucoup plus rare… mais quelle aubaine pour celui qui en trouvait !<br /> Quant au quai de Rotterdam, j’ai bien évidemment eu la même pensée que toi. J’espère toutefois qu’ils ne trouvaient pas de cadavres parmi les détritus…<br /> Bonnes vacances à toi aussi, et remets-toi rapidement, qu’on puisse se revoir !
L
Bonjour,<br /> J espère visiter un jour le Havre<br /> Laura qui aime la chaleur
Répondre
H
Bonjour Laura,<br /> J’espère que ce jour-là il fera beau et chaud, nous serons ainsi plus à l’aise pour visiter la ville, dont je me ferai un plaisir de vous servir de guide, puisque c’est l’une de mes occupations bénévoles.<br /> Alors, peut-être à bientôt, Laura ?<br />
G
Salut Dan, un article original !! Bien que recyclant beaucoup de choses à cette époque il restait quand même une masse de détritus à évacuer ou plutôt à déplacer ailleurs.... quand on pense quand 1910 lors de la crue de la Seine à Paris les dechets étaient jetés dans la Seine à partir des ponts... Quel gachis américain.. il a au moins servi à aider la population dans la misère.
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H
Bonjour Goé,<br /> À cette époque, il n’y avait pas de plastique, ce qui facilitait le recyclage. Malgré cela, il restait beaucoup de détritus, mais ceux-ci étaient plus faciles à éliminer car, avec le temps, ils pourrissaient et pouvaient plus facilement être assimilés par la nature. De nos jours, avec le plastique, c’est une tout autre affaire.<br /> Quant au gâchis américain, il faut bien reconnaître que beaucoup de Havrais en ont revendu après-guerre. J’ai même conservé pendant longtemps du matériel provenant de ces reventes.<br /> Bonne journée, Goé.